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Crise des opioïdes

L’honorable Jane Philpott, ministre de la Santé, était à Surrey, en Colombie‑Britannique, pour souligner les fonds fédéraux additionnels annoncés dans le budget de 2017 qui seront destinés à la lutte contre la crise des opioïdes. Ces fonds constituent un élément du programme du gouvernement pour appuyer les Canadiens à toutes les étapes de leur vie, pour transformer nos quartiers et nos collectivités et pour donner à chaque Canadien des chances réelles et égales de réussir.

« Nous sommes aux prises avec une crise nationale de santé publique liée aux opioïdes, et le gouvernement est résolu à prendre tous les moyens possibles pour s’attaquer à cette crise sur tous les fronts. Je suis heureuse de confirmer que le budget de 2017 prévoit une contribution du gouvernement fédéral à hauteur de 116 millions de dollars pour appuyer notre intervention globale et concertée contre la crise. Nous continuerons aussi de collaborer avec nos partenaires pour trouver des solutions adaptées aux nombreuses collectivités touchées partout au pays. » -L’honorable Jane Philpott, ministre de la Santé

La ministre Philpott a souligné les 116 millions de dollars versés par le gouvernement fédéral pour contrer la crise des opioïdes actuelle, dont 100 millions seront investis au cours des cinq prochaines années dans des mesures nationales liées à la nouvelle Stratégie canadienne sur les drogues et autres substances. Cette stratégie, annoncée en décembre 2016, replace la réduction des méfaits parmi les principaux piliers de la politique canadienne en matière de drogue et  répond à diverses préoccupations liées à la crise des opioïdes. Ces fonds fédéraux serviront à ce qui suit :

  • financer des projets communautaires en vue de réduire les méfaits occasionnés par la consommation de drogues ainsi que de prévenir et contrer les maladies infectieuses que peut causer le partage d’articles associés à la consommation de drogues;
  • renforcer les éléments de surveillance et de collecte de données nationales;
  • appuyer la recherche sur la consommation problématique de substances;
  • améliorer les activités réglementaires pour gérer les risques associés aux opioïdes et réduire l’accès aux opioïdes non essentiels;
  • accroître la capacité nationale d’analyse des laboratoires;
  • élaborer et mettre en œuvre une stratégie nationale de sensibilisation à la consommation problématique de substances;
  • offrir plus de soutien aux collectivités inuites et des Premières Nations, notamment accroître l’accès aux trousses de naloxone et aux programmes de traitement au suboxone.

Ce montant s’ajoute aux 16 millions de dollars annoncés précédemment et destinés à la lutte contre les urgences de santé publique liées aux opioïdes en Alberta et en Colombie‑Britannique, de même qu’aux 570 millions de dollars déjà prévus au cours des cinq prochaines années pour appuyer des programmes existants, comme le Programme sur l’usage et les dépendances aux substances et l’Initiative canadienne de recherche sur l’abus de substances.

Projet de loi C-37

Le projet de loi C-37 va permettre d’améliorer les mesures de contrôle et d’application de la loi afin d’aider à empêcher l’entrée de substances sur le marché noir et amélioreront la capacité de notre gouvernement à :

  • soutenir la mise en place de sites de consommation supervisée, à titre de mesure clé de réduction des méfaits;
  • lutter contre l’approvisionnement, la production et la distribution illégales de drogues;
  • réduire le risque que des substances contrôlées utilisées à des fins légitimes soient détournées vers le marché illicite en améliorant les outils de conformité et d’application de la loi.

Il a été démontré que, lorsqu’ils sont mis sur pied et gérés adéquatement, les centres de consommation supervisés sauvent des vies et améliorent la santé sans avoir de répercussions négatives sur les communautés environnantes. En plus d’offrir des installations hygiéniques et du matériel stérile, ces sites font l’objet d’une surveillance menée par des personnes qualifiées qui peuvent fournir des conseils en matière de réduction des effets nocifs et de traitement et prévenir les surdoses.

Pour lutter contre l’approvisionnement en opioïdes illicites dans les rues du Canada, nous devons veiller à ce que ces derniers ne puissent pas être produits facilement. Nous avons écouté et nous répondons aux administrations comme la Colombie-Britannique : le projet de loi C-37 propose effectivement d’interdire l’importation non enregistrée de presses à comprimés et d’encapsulateurs. Bien que ces dispositifs puissent être utilisés à des fins légitimes, ils peuvent aussi servir à produire des médicaments contrefaits.

Le ministère de la Santé réglemente les activités de plus de 600 distributeurs autorisés qui fabriquent, vendent et distribuent des substances contrôlées. La ministre de la Santé a toutefois une capacité limitée d’aborder les cas de non-conformité chez ces parties réglementées. Le projet de loi C-37 aiderait à réduire le risque de détournement par la création d’un régime de conformité et d’application de la loi plus solide et efficace qui encourage la conformité en temps opportun et décourage la non-conformité.

Voir aussi :